Week-end

Séjours en famille : promotion canopée

Avec la pandémie, vous aspirez au vert et au grand air. Réjouissez-vous, la France regorge de parcs, de châteaux, de fermes pédagogiques, de balades en canot et d’offices de tourisme qui ont pensé à vous et aux enfants. Cette année, ouvrez-leur les mirettes en sortant des sentiers battus.

En Mayenne : avec les animaux de la ferme Il n’y a pas que les grandes oreilles de Mickey pour épater les petits. Tout commence à Laval, jolie cité du Douanier Rousseau, d’Ambroise Paré et de Robert Tatin. Méconnue, elle abrite le fabuleux Manas, le musée d’Art naïf et des Arts singuliers, dans l’enceinte de son Vieux-Château restauré. L’occasion de découvrir cet art si peu académique qui séduit d’emblée les enfants, encore plus quand on les invite à faire un loto (dès 18 mois) ou un Memory dès 4 ans. Puis, cap sur le parc de la Perrine où les biquettes, les canards et autres perroquets vous donneront un avant-goût de ce qui vous attend à la ferme pédagogique de la Gasselinais, le clou de ce séjour. Le soir on vous conseille le restaurant le Palatium pour ses burgers XXL, et pour la nuit l’incroyable hôtel des Remparts : les enfants vont adorer cette caverne d’Ali Baba débordante de jouets des années 60. Le lendemain, on file sur Erné, vers la Ferme de la Gasselinais. Tout a du sens ici, les chambres d’hôtes pour s’ouvrir au monde extérieur, le jus de pomme bio pour fabriquer soi-même le produit de son verger, l’accueil chaleureux, les prix attractifs pour donner envie aux tribus de rester et de revenir. On fait le beurre avec Catherine en secouant la crème dans une petite bouteille, au poulailler, on caresse les poussins, on ramasse les œufs frais pour faire des gâteaux, on n’oublie pas Jeannot Lapin et on nourrit sa lapine qui vient de faire des petits. Avec Florent on va chercher les vaches au champ, on les rentre à l’étable, on observe la traite. Et au passage on salue Rosette le cochon qui mange tout, et les paons ! Enfin, on donne le biberon à Bébert, un chevreau orphelin. Un instant de grâce à filmer pour épater tous les copains.

Dans la Vienne : comme un petit paradis

Oubliez le Futuroscope et découvrez Poitiers et ses alentours. La Vienne propose des expériences à partager en famille, comme le château de Monthoiron avec Le Secret de Karmanor, un parcours en plein air à faire dès 3 ans. Les plus grands suivront « Le Trésor de Léonard ». Puis on file à la Roche-Posay où l’on découvre le vidéo mapping du donjon de cette ville médiévale, et surtout on s’installe au restaurant de l’hôtel « La table du Clos Paillé », un petit paradis 3* pour familles. Accueil, installations intérieures, pianos en libre-service, piscine, fitness extérieur etc. Le lendemain, on file à la Ferme du Maras pour la rencontre avec les chèvres. Enfin, pour clouer le bec aux enfants, offrez-leur le spectacle d’oiseaux Les Géants du ciel, au cœur du joli village de Chauvigny. De mai à septembre, ce show fascine petits et grands qui observent le ballet de rapaces au-dessus de leur tête ou sur les crânes quand les animateurs le décident ! Succès assuré ! 

 

 

expert

Le cahier des experts

Selon le Conseil constitutionnel, les salariés assimilés à l’employeur ou représentant celui-ci devant les représentants du personnel doivent pouvoir voter aux élections du comité social et économique. Quelles conséquences sur les futurs scrutins ? Les dispositions de l’article L. 2314-18 du Code du travail prévoient que tout salarié âgé de seize ans révolus, travaillant depuis trois mois au moins dans l’entreprise et n’ayant fait l’objet d’aucune inter-diction, déchéance ou incapacité relatives à ses droits civiques, peut participer en qualité d’électeur à l’élection du comité social et économique.
En se référant à l’article L. 2314-18 du Code du travail, la Cour de cassation a depuis longtemps jugé que doivent être exclus de l’électorat (et donc de l’éligibilité), à toutes les élections professionnelles, outre le chef d’entreprise lui-même, les salariés qui :
– soit disposent d’une délégation écrite particulière d’autorité leur permettant d’être assimilés au chef d’entreprise (Cass. soc. 6 mars 2001, n° 99-60553) ;
– soit représentent effectivement l’employeur devant les institutions représentatives du personnel (Cass. soc. 12 juill. 2006, n° 05-60300). Ont ainsi par exemple été jugés non électeurs (et non éligibles) les salariés qui :
– président le comité (Cass. soc., 24 juin 1998, n° 96-60459) ;
– représentent effectivement l’employeur devant les représentants de proximité (Cass. soc. 31 mars 2021, n° 19-25233) ;
– représentent à plusieurs reprises l’employeur dans les relations et négociations avec les salariés sans pouvoir renoncer unilatéralement aux pouvoirs qui leur ont été donnés par l’employeur (Cass. soc. 28 sept. 2017, n° 16-15807) ; Il en va pareillement, selon nous, du salarié représentant l’employeur chargé de présider la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT). Par contre, jugé notamment que peut être électeur (et donc éligible) : – la directrice d’un établissement médico-éducatif bénéficiant d’une délégation de pouvoirs mais devant toujours agir sous l’autorité de la direction générale et ne pouvant pas signer les contrats à durée indéterminée ou exercer le pouvoir disciplinaire ni représenter l’employeur devant les instances représentatives du personnel, puisqu’elle avait uniquement pour mission d’assister la directrice générale à ces réunions dans la mesure où les questions à l’ordre du jour concernaient l’établissement médico-éducatif (Cass. soc. 15 mai 2019, n° 18-19862) ;
– la salariée non-détentrice d’une délégation écrite d’autorité n’ayant exercé qu’une unique fois et de façon partielle un pouvoir disciplinaire au sein de l’entreprise et qui ne représentait pas l’employeur devant les institutions représentatives du personnel (Cass. soc. 16 déc. 2020, n° 19-20587). Cette jurisprudence assez équilibrée permet d’éviter, selon la Cour de cassation, « de placer les salariés concernés dans la position contradictoire de participer à la vie de telle ou telle institution représentative tout en étant susceptibles de jouer le rôle d’interlocuteur des élus ou des syndicats ». Elle est cependant remise en cause, à terme, par une décision du Conseil constitutionnel du 19 novembre 2021.

juridique

Juridique

Peut-on dénoncer son employeur ?

Des activités illégales ou des abus de droit peuvent se produire dans n’importe quelle organisation, privée ou publique, grande ou petite. Ces méfaits prennent de nombreuses formes : corruption, fraude, malversations ou simplement des actes de négligence. Non seulement les comporte-ments méritent d’être corrigés mais encore ces « activités » portent parfois gravement atteinte à l’intérêt public. Les salariés, mais aussi les clients ou fournisseurs d’une entreprise, sont souvent aux premières loges pour repérer des agissements qui leur paraissent hors la loi. C’est à la fois une position privilégiée pour informer ceux qui peuvent y mettre fin et exposée quand on prend l’initiative de dénoncer les irrégularités. Personne ne souhaite vraiment connaître le sort d’un Edward Snowden ! Dans l’entreprise, le lanceur d’alerte ne sera pas nécessairement un représentant du personnel. Tout salarié peut signaler des agissements illicites ou des actes dangereux dans la société qui l’emploie. Le Conseil de l’Europe parle d’alerte lorsque les révélations concernent des activités « qui constituent une menace ou un préjudice pour l’intérêt général ». D’accord, mais quelle protection existe pour celle ou celui qui ose lancer l’alerte ? Le sujet de la protection des lanceurs d’alerte a été débattu durant longtemps au niveau national mais également au niveau européen avec le constat d’une protection inégale et fragmentée. La crainte de représailles dissuade encore souvent les lanceurs d’alerte à signaler leurs préoccupations. Il est aussi vrai que le sujet n’a été abordé que très récemment. Il fallait déjà s’entendre sur la définition du lanceur d’alerte et formaliser les procédures de signalement. Il existait bien quelques esquisses de protection et des lois partielles qui se sont succédées. Certaines imposaient notamment à des catégories de population (autorités, officiers publics, fonctionnaires, personnel des établissements sociaux et médico-sociaux) de dénoncer des faits délictueux. Le CE, le CHSCT alors ou des salariés signalant une discrimination ou un harcèlement sexuel ou moral prenaient aussi l’initiative. Les textes interdisaient toute sanction à leur égard s’ils dénonçaient de bonne foi des faits condamnables correspondant à une alerte reconnue par une loi. Cet ensemble législatif demeurait très fragile. D’ailleurs la France a été montrée du doigt pour son incapacité à sanctionner efficacement les manquements à la probité et vivement critiquée par les organisations internationales et les ONG.

Un élan depuis la loi Sapin II ?

Adoptée le 9 décembre 2016, la loi dite « Sapin II » n’a pas tout réglé mais elle avait toutefois l’ambition d’offrir un meilleur cadre législatif à la lutte contre la corruption et le mérite de définir un véritable statut aux lanceurs d’alerte. Son article 6 leur garantit ainsi une protection sous certaines conditions et oblige tout employeur d’une entreprise d’au moins 50 salariés de proposer des dispositifs d’alerte interne. La Commission européenne a présenté à son tour un ensemble d’initiatives, le 23 avril 2018 : une proposition de directive sur la protection des personnes dénonçant des infractions au droit de l’Union, ainsi qu’une communication établissant un cadre juridique complet pour protéger les lanceurs d’alerte en vue de défendre l’intérêt public au niveau européen, avec la mise en place de canaux de signalement facilement accessibles, l’obligation de préserver la confidentialité, l’interdiction de représailles à l’encontre des lanceurs d’alerte et l’adoption de mesures de protection ciblées. La directive adoptée est ainsi entrée en vigueur le 16 décembre 2019 et les États membres avait jusqu’au 17 décembre 2021 pour la transposer dans leur législation nationale. Dans cet esprit de transposition, mais également d’aller plus loin que la loi Sapin II, le député MoDem Sylvain Waserman a présenté une proposition de loi sur les lanceurs d’alerte qui a été plutôt bien accueillie par l’ensemble du monde associatif. Ce 1er février 2022, sénateurs et députés, en commission mixte, se sont mis d’accord sur un texte de loi transposant la directive européenne. Une étape importante est franchie.

Eco

RÔLE ÉCONOMIQUE

MUTUELLES ET ASSURANCES COMMENT FAIRE LE BON CHOIX ?

Une assurance de groupe est destinée à protéger tous les salariés et dirigeants d’une entreprise. Elle peut proposer des garanties adaptées aux bénéficiaires, ainsi que des services associés, mais aussi être étendue aux ayants droit. Quels sont les offres et services proposés sur le marché ? Comment le CSE peut-il concilier budget et santé ? Il y a forcément une assurance adaptée à l’entreprise, qui tiendra compte de sa taille, de son secteur d’activité et des besoins spécifiques des salariés.

Le document de travail du HCAAM (Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie), publié en janvier 2021, rapporte que près de 95 % de la population française dispose d’une couverture santé. D’après ce rapport, « cette généralisation s’est opérée de manière segmentée, qui a pris la forme d’un patchwork, avec une forte dépendance de la couverture au statut d’activité professionnelle ». On observe ainsi une forte disparité en corrélation avec la branche et la stabilité de l’emploi ; et le constat risque de ne pas s’améliorer avec des prix en constante augmentation et des contrats difficiles à déchiffrer. Or, une assurance de groupe est destinée à protéger tous les salariés et dirigeants d’une entreprise avec des garanties dont les spécificités sont adaptées aux bénéficiaires, pouvant être étendues aux ayants droit comme la famille. Le choix dépend donc des prestations que l’on souhaite. Quels sont les offres et services proposés sur le marché, notamment en matière de mutuelle ? Comment concilier budget et santé ? Focus sur les leaders du secteur, MMA, ALLIANZ VIE, MACIF et La Mutuelle générale. Leurs solutions pour faire face à la concurrence et séduire des CSE en quête du meilleur rapport qualité/prix.

Pour organiser l’éductour

Pour organiser l’éductour

Savoie Mont Blanc s’est associé à l’UCPA, une association dont on redécouvre les valeurs fortes : rendre accessibles les sports de plein air au plus grand nombre, sans discrimination. Avec trois métiers à la clé (les séjours sportifs, les loisirs de proximité et la formation des jeunes à l’animation), l’UCPA fait vivre chaque année l’expérience sportive à plus de 3 millions de personnes. C’est aussi un partenaire privilégié des comités sociaux et économiques avec lequel le groupe réalise 40 % de son activité. Sur site, les participants à l’éductour testent donc un hébergement UCPA au confort simple mais quasi hôtelier et la bonne ambiance des séjours collectifs. Après trois jours de glisse, de raclettes et de rencontres avec les prestataires, quid du ressenti des élus venus en éclaireurs ? Tous sont à la recherche de nouvelles pratiques sportives, mais ils déplorent souvent de « vendre » aux salariés » des séjours qu’ils n’ont pas testés. « Le retour des salariés, c’est bien, mais le voir de nos yeux c’est mieux », assure Yonel G. de chez Arval (BNP). « Chez nous, le séjour ski est institué, précise Aurore S., responsable du budget sport pour le CSE Le Monde. Et si nous ne choisissons pas le séjour sur Flaine, nous envisagerons peut-être avec Savoie Mont Blanc une autre station ou un type d’hébergement plus adapté à l’âge des participants ». Autre vertu, et non des moindres, de l’éductour ? Favoriser les échanges de contacts et d’expériences entre élus de CSE. « Un vrai moment de partage, où l’on sent chez chaque élu la passion pour sa mission ». www.savoie-mont-blanc.com ; www.ucpa.com

On a testé…

On a testé… l’éductour de Savoie Mont Blanc

… Ski aux pieds et bonnet à pompon vissé sur la tête, pour suivre une dizaine d’élus dans le séjour « à la neige » que leur avait spécialement concocté l’agence Savoie Mont Blanc. Programmé mi-décembre 2021, cet éductour s’adressait à des élus de CSE de grandes entreprises de la région parisienne… « Nous avons choisi de convier de grands comptes avec lesquels nous avons l’habitude de travailler pour leur faire découvrir une station de ski méconnue et une alternative au ski alpin », explique Véronique Nardelli, du service développement commercial de SMB. Les départements de Savoie et de Haute Savoie représentent 112 stations de ski et 4800 km de ski alpin. Financé par les deux conseils généraux, l’agence Savoie Mont Blanc en fait la promotion, proposant notamment aux comités sociaux et économiques des séjours packagés groupes ainsi que des outils de communication auprès des salariés. A l’ordre du jour de l’éductour, de l’inédit ! Les participants découvrent Flaine, une station de ski idéalement située au pied d’un massif. Son architecture puissante en béton peut déconcerter mais Flaine est l’œuvre avant-gardiste d’un architecte américain, Marcel Breuer, inspiré par le Bauhaus. Avis aux amateurs de brutalisme et d’art moderne ! Quant au programme sportif, il se concentre autour du ski alpin et du biathlon. Combinant le ski de fond et le tir à la carabine, le biathlon, qui propulse régulièrement les athlètes français sur les podiums, est une discipline peu connue du grand public. Alors ici, chacun teste, avec plus ou moins de compétences mais beaucoup de bonne volonté. « Je n’ai jamais fait de ski de ma vie, s’amuse Magda L. du CSE Transavia. Mais je me sens obligée de pratiquer les sports que je vais ensuite recommander aux salariés. Pour savoir en parler ».

Musée du Gévaudan

Musée du Gévaudan : la bête et le territoire

Du Pays du Gévaudan on connaît bien la figure phare, la fameuse Bête, un peu moins les limites géographiques (l’ouest du département de la Lozère) et très peu l’histoire ou la richesse sculpturale. Le futur Musée de Mende devrait y remédier. Ce musée de territoire, labellisé Musée de France, ouvrira ses portes fin 2022. Inséré dans le projet de réhabilitation et de rénovation de tout un îlot du centre historique de Mende, il se déploiera sur 1200 m2 et 3 niveaux. Le rez-de-chaussée, en accès libre, sera ouvert sur le territoire, grâce notamment à un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine. L’exposition du premier étage balaiera tous les sujets, territoire, premières traces de vie, création contemporaine… (et Bête du Gévaudan, cela va sans dire). Le deuxième étage sera consacrée aux expositions temporaires. www.museedugevaudan.fr

Vent de nouveautés

Vent de nouveautés sur le Futuroscope

Avec l’ouverture d’un premier hôtel thématique, Station Cosmos, et du Space Loop, un restaurant inédit en France, l’année 2022 préfigure pour le Futuroscope « la fusée de lancement » de son ambitieux programme d’investissement « Vision 2025 ». Suivront au printemps 2022 l’inauguration d’une Arena de 6000 places, puis, en 2023, l’ouverture d’un deuxième hôtel. Une stratégie qui devrait mobiliser une clientèle venue de plus loin et pour de plus longs séjours. En attendant, le parc d’attractions de la Vienne compte bien, pour son 35ème anniversaire, faire frémir dans les chaumières, avec sa nouvelle attraction « Chasseurs de tornades ». Technologie et sensations seront au programme grâce à une plateforme rotative dynamique de 120 places montée sur verrins hydrauliques. Un écran circulaire de 17 m de haut offrira au public une expérience totalement immersive au cœur d’une tornade. Mieux, des parties escamotables s’ouvriront sur des scènes d’action « live » dans le sillage d’un vrai 4×4. Le Futuroscope tenterait-il de décrocher une nouvelle fois le prix de la « Meilleure Attraction du monde » ? www.futuroscope.com

On a visité…

On a visité…

La Fabrique du métro

Ou plus précisément la Fabrique du Grand Paris Express (GPE). A l’horizon 2030, ce méga métro reliera les villes d’Ile-de-France entre elles ainsi que les grands pôles de développement, permettant aux Franciliens de circuler en banlieue parisienne sans repasser par Paris. Avec notamment la ligne 15 qui fera le tour de la capitale. Créée en 2012 à Saint-Ouen, la Fabrique du métro sert avant tout aux ingénieurs et aux designers à tester les dispositif du GPE (rames, quais, halls de gare…) grâce à des prototypes à l’échelle 1. Depuis 2018, le site est ouvert au grand public. Sur les pas d’un médiateur, on découvre, immergé dans la reconstitution d’un tunnel en chantier, les différentes phases du creusement (carottage et analyse du sol, diagnostics de l’environnement bâti et naturel, chantier archéologique…) puis le travail spectaculaire du tunnelier. Ce train-usine de 100 m de long procède, grâce à une gigantesque roue de coupe, au percement de la voie tout en tapissant les parois du futur tunnel de voussoirs en béton fibré. Salle suivante, le public est invité à tester l’accès au quai, le design des voitures et même le confort des sièges, dans une rame à taille réelle. Les chiffres annoncés donnent la mesure de ce chantier, parmi les plus importants projets de transport au monde : 200 km de lignes, 15 ans de travaux, soit 1500 emplois directs, de 500 à 1000 voyageurs en moyenne par rame, 68 gares (et non « stations » !) en construction, confiées à de grands architectes. A la fois technique, urbanistique et architectural, ce chantier hors norme favorise tout autant les superlatifs que la controverse. Sécurité, souci environnemental, accessibilité… : toutes les réponses figurent à la Fabrique du métro qui accueille aussi les entreprises. Inscriptions visites sur #ExploreParis et www.societedugrandparis.fr

On a découvert…

On a découvert…

Le doublé gagnant de la ville d’Arles

Soit : le Museon Arlaten dans ses tout nouveaux habits et la Fondation Luma, inaugurée en juillet dernier. Un grand écart entre la tradition et l’ultra-modernité. Celle-ci s’incarne désormais dans l’inratable silhouette de Luma Arles, une tour de 56 mètres de haut recouverte de plus de 10 000 plaques d’acier inoxydable. Ce phare tout en facettes de lumière, dressé dans une ancienne friche ferroviaire, est le bâtiment emblématique de la Fondation Hoffmann, un campus créatif et expérimental qui interroge les relations entre la culture, les arts, l’éducation et la recherche. Conçue par l’architecte déconstructiviste Frank Gehry, Luma Arles aurait été inspirée par la région camarguaise : ses briques en inox évoquent la peinture de Van Gogh, ses façades toutes différentes rappellent les blocs rocheux des Alpilles et sa rotonde en verre les arènes de la ville ! On ne rate ni ses jardins peuplés d’œuvres d’art, ni ses expositions, encore moins le toboggan en acier qui permet… de redescendre du deuxième étage en glissant. Le Museon Arlaten, lui, a subi onze ans de travaux pour une sublime réactualisation. A l’origine de ce musée des traditions et coutumes provençales : l’écrivain Frédéric Mistral qui a lui-même imaginé des reconstitutions de scène de vie quotidienne. Le musée abrite notamment une collection de bijoux portés avec le costume provençal traditionnel. La rénovation du site a mis en valeur l’improbable forum romain conservé au centre de l’édifice et un nouvel escalier monumental en métal signé par le couturier Christian Lacroix. Luma Arles – 5 parcours de visites commentées. www.luma.org/fr/arles Museon Arlaten – Pour les groupes de plus de 25 pers., visites flash : parcours de 45 mn + parcours autonome ou thématique. www.museonarlaten.fr.